Nouvel accès de faiblesse du marché parisien qui abandonne 0,88 % en clôture.
Les motifs de baisse ont été nombreux : hier, à l’occasion d’un discours à Atlanta, le Président de Fed, Ben Bernanke, a confirmé un ralentissement de l’économie américaine causé par le séisme au Japon et par la hausse des prix à l’énergie. Plus important, il n’y aura pas de mesures de soutien supplémentaires à l’économie car ces deux événements sont considérés comme temporaires. Autre mauvaise nouvelle, selon un rapport de la Banque Mondiale, le taux de croissance des pays développés s’établirait à 2,2 % cette année (contre 2,7 % en moyenne l’an dernier) en raison principalement du niveau élevé du chômage et des difficultés budgétaires. Enfin, la balance commerciale allemande est ressortie à 10,9 milliards d’euros en avril (contre 18,8 milliards en mars et 13,2 milliards d’euros en avril 2010).
La Bourse de Paris a perdu le terrain gagné hier au terme d’une séance passée entièrement dans le rouge.
En repli de 0,37 % à 3.857,65 points dans les premiers échanges, l’indice se reprenait dans les premières minutes de cotations jusqu’à toucher, à 9 heures 04, un plus haut de séance de 3.864,37 points (- 0,19 %). Le pessimisme reprenait ensuite le dessus, poussant l’indice à tester la barrière des 3.830 points. Celle-ci cédait à 12 heures 51 lorsque le marché touchait un plus bas de 3.826,07 points (- 1,18 %). Malgré quelques tentatives avortées de rebond dans l’après-midi, l’indice terminait la séance sur une baisse de 0,88 % à 3.837,98 points.
Par compartiments de la Cote, les valeurs de l’Eurolist C (capitalisation boursière inférieure à 150 millions d’euros) ont limité les dégâts avec 64 titres en hausse, 128 en baisse et 233 stables. Suivent l’Eurolist B (capitalisation boursière comprise entre 150 millions et 1 milliard d’euros) (31+, 86-, 73=), le SRD (105+, 412-, 54=), l’Eurolist A (capitalisation boursière au-dessus de 1 milliard d’euros) (10+, 118-, 42=) et, enfin, le CAC 40 (40-).
Depuis le début de l’année, l’indice CAC 40 affiche une progression de 0,87 % avec des cours extrêmes enregistrés le 16 février 2011 (plus haut à 4.169,87 points) et le 16 mars 2011 (plus bas à 3.693,94 points).
Sur un an glissant, la hausse est de 13,54 % avec des cours extrêmes touchés le 16 février 2011 (plus haut à 4.169,87 points) et le 1er juillet 2010 (plus bas à 3.321,35 points).
Analyse graphique
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Nouvel affaiblissement de la tendance ce mercredi. L’indice CAC 40 continue d’évoluer à l’intérieur du canal baissier dessiné en lignes pointillés sur le graphique proposé ci-dessus et situé actuellement entre 3.951,76 et 3.598,55 points.
Le gap de 19,07 points, ouvert le 2 juin à 3.956,87 points, n’a toujours pas été recouvert et le marché se rapproche de celui de 4,85 points creusé le 18 mars à 3.796,62 points.
Indices de la frilosité des investisseurs, les volumes de transactions ont été faméliques (cf. infra).
Toutes les moyennes mobiles (20, 50 et 100 jours) évoluent au-dessus du cours mais elles ont des orientations différentes : baissière pour la MM 20, haussière pour la MM 100 et neutre pour la MM 50.
Les volumes du jour (2.412 millions d’euros – chiffre provisoire) ont inférieurs à ceux de la veille (2.617 millions d’euros) et nettement au-dessous de la moyenne quotidienne des échanges (3.382 millions d’euros - Trait vert sur notre graphique des échanges).
La ligne d’OBV (On Balance Volume – Trait rouge sur notre graphique des volumes) semble avoir arrêté de suivre l’indice : l’indicateur montre que le plus bas du 23 mai (correspondant à un indice de 3.906,98 points) n’a pas été enfoncé. A l’évidence, il semblerait que certains investisseurs jouent une remontée de l’indice dans les prochaines séances.
La configuration positive en « creux en pince » indiquée dans notre précédente chronique a été invalidée par le marché. La séance du jour a fait apparaître une bougie noire non significative. Ce chandelier ne permet pas de tabler sur un retournement du marché à la hausse mais, comme nous l’indiquions hier, la faiblesse actuelle des échanges rend cette anticipation incertaine.
Sur un graphique en chandeliers hebdomadaires, la semaine en cours est représentée par une bougie noire non significative.
Sur un graphique en chandeliers mensuels, on trouve une bougie noire sans ombre haute.
Sur le plan des indicateurs techniques, la tendance est difficile :
- Le RSI à 14 jours est positionné à 37 %. A court terme, l’indicateur est orienté à la baisse. La tendance est négative à moyen terme ;
- Le momentum à 14 jours évolue en territoire négatif sur une tendance baissière à court terme et à moyen terme ;
- L’indicateur stochastique, situé à 48 %, oscille en zone neutre. L’indicateur évolue sur une tendance baissière à court terme et négative à moyen terme. L’indicateur est au-dessous de sa moyenne mobile exponentielle.
L’absence de chandelier significatif permettant d’anticiper un retournement de tendance fait défaut et des indicateurs techniques mal orientés incitent à se montrer prudent demain.
Une valeur française a rejoint notre portefeuille ce matin. Nous continuons à rechercher de nouvelles opportunités.
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