Bien orienté dans la matinée, le marché parisien a commencé à donner des signes de faiblesse en début d’après-midi, pour finalement perdre de l’altitude dans le sillage de Wall Street. Si les craintes sur la dette grecque expliquent ce passage à vide, il faut ajouter la publication d’un déficit commercial américain plus important en mars, à 48,2 milliards de dollars (contre 45,4 milliards de dollars attendus et 47 milliards de dollars attendus par le consensus économique). La Bourse de Paris a résisté finalement bien, progressant au final de 0,14 %.
Quasiment le même scénario que la veille : l’indice CAC 40 grimpait de 0,24 % à 4.062,43 points à l’ouverture avant de donner des signes d’hésitation et d’accrocher, à 9 heures 25, un plus bas de séance de 4.047,82 points (- 0,12 %). Il reprenait de la hauteur peu après et culminait même à un plus haut de 4.076,66 points (+ 0,60 %) à 12 heures 19. Mais la publication d’une statistique américaine médiocre et une ouverture en baisse de Wall Street (pénalisée par les résultats trimestriels inférieurs aux attentes du groupe Disney) minait l’indice parisien qui revenait au niveau du cours de clôture de la veille vers 16 heures 30. Des achats dans la dernière heure de cotation permettaient à l’indice de référence de terminer la séance sur un petit gain de 0,14 % à 4.058,08 points.
Par compartiments de la Cote, les valeurs de l’Eurolist A (capitalisation boursière au-dessus de 1 milliard d’euros) ont terminé en tête avec 89 titres en hausse, 53 en baisse et 37 stables. Suivent le SRD (328+, 189-, 49=), l’Eurolist C (capitalisation boursière inférieure à 150 millions d’euros) (127+, 84-, 212=), le CAC 40 (22+, 17-, 1=) et, enfin, l’Eurolist B (capitalisation boursière comprise entre 150 millions et 1 milliard d’euros) (67+, 56-, 66=).
Depuis le début de l’année, l’indice CAC 40 affiche une progression de 6,66 % avec des cours extrêmes enregistrés le 16 février 2011 (plus haut à 4.169,87 points) et le 16 mars 2011 (plus bas à 3.693,94 points).
Sur un an glissant, la hausse est de 9,88 % avec des cours extrêmes touchés le 16 février 2011 (plus haut à 4.169,87 points) et le 25 mai 2010 (plus bas à 3.287,57 points).
Analyse graphique
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Dans des volumes quasiment identiques à ceux de la veille, l’indice de place a accroché une seconde séance de hausse. Il continue d’évoluer à l’intérieur du canal haussier tracé en ligne discontinus et situé actuellement entre 4.242,78 et 3.964,92 points.
Dans nos précédents articles, nous mettions en évidence une « feuille de route » qui « balisait » le retournement du marché à la baisse.
- Cassure de la droite de résistance baissière (en traits pointillés verts) située à 4.006,58 points ;
- Cassure de la droite de support ascendante de moyen terme S2 (3.979,12 points) ;
- Cassure de la droite de support de court terme (en traits discontinus rouges) à 3.972,44 points.
Précision importante, ces niveaux doivent être franchis sur un cours de clôture.
Toutes les moyennes mobiles (20, 50 et 100 jours) évoluent au-dessous du cours, mais sur des tendances différentes : haussière pour les MM 20 et MM 100 et baissière pour la MM 50.
Les volumes du jour (3.597 millions d’euros – chiffre provisoire) ont été très légèrement supérieurs à ceux de mardi (3.550 millions d’euros) et au-dessus de la moyenne quotidienne des échanges (3.342 millions d’euros - Trait vert sur notre graphique des échanges).
La ligne d’OBV (On Balance Volume – Trait rouge sur notre graphique des volumes) suit parfaitement l’évolution de l’indice.
La séance du jour a été graphiquement symbolisée par une bougie noire en « doji ». Ce chandelier pourrait être la partie centrale d’une configuration baissière en « étoile du soir doji » si la séance de demain s’avérait être négative et était représentée par une bougie noire.
Sur un graphique en chandeliers hebdomadaires, la semaine en cours est représentée par une bougie blanche non significative qui confirme, à moitié, la configuration négative en « Couverture en nuage noire » indiquée dans nos dernières chroniques : si les cours sont en baisse par rapport à la bougie hebdomadaire précédente, le corps de la bougie est blanc (alors qu’il devrait être noir).
Sur un graphique en chandeliers mensuels, on trouve une bougie noire. Graphiquement, ce chandelier ressemble à une structure baissière en « Pendu ».
Sur le plan des indicateurs techniques, la tendance est indécise :
- Le RSI à 14 jours est positionné à 53 %. A court terme, l’indicateur est orienté à la hausse. La tendance est neutre à moyen terme ;
- Le momentum à 14 jours évolue en territoire positif. L’indicateur est sur une tendance baissière de court terme et haussière de moyen terme ;
- L’indicateur stochastique, situé à 77 %, oscille en zone de surachat. L’indicateur évolue sur une tendance baissière à court terme et haussière à moyen terme. L’indicateur est au-dessous de sa moyenne mobile exponentielle.
Comme nous l’indiquions en conclusion de notre précédente analyse, l’absence de signaux annonçant un retournement de tendance et un chandelier en « doji » qui pourrait être à l’origine d’une baisse du marché incitent à rester à l’écart dans l’immédiat.
L’examen du marché n’a pas permis de mettre en évidence une nouvelle valeur qui irait rejoindre notre portefeuille BourseWinner. Nous restons à l’affût de nouvelles opportunités.
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