Le problème des dettes souveraines ne semble pas terminé : l’agence de notation Moody’s a placé sous surveillance la note de la dette des Etats-Unis en raison de la « probabilité croissante que le plafond légal de la dette ne soit pas relevé dans les temps ». Autre motif d’inquiétude, l’Italie a réussi à placer pour plus de 3 milliards d’euros d’obligations à des échéances entre 5 et 15 ans, mais à des rendements très élevés de 4,9 % à 5,9 %. Les statistiques correctes publiées aux Etats-Unis n’ont pas eu l’impact souhaité : les inscriptions hebdomadaires au chômage sont ressorties à 405.000 (contre 418.000 la semaine précédente et 415.000 attendues par les économistes), les prix à la production ont reculé de 0,4 % en juin (contre – 0,2 % escompté par les analystes). En revanche, les prix au détail ont crû de 0,1 % en juin (contre une baisse de 0,1 % attendue).
Dans cet environnement instable, la Bourse de Paris a cédé 1,11 %.
On aurait pu espérer une séance calme pour ce 14 juillet, mais l’actualité économique en a décidé autrement ! La Bourse de Paris est restée dans le rouge toute la journée. L’indice CAC ouvrait sur une baisse de 1,02 % à 3.754,57 points avant de grimper jusqu’à un plus haut de séance de 3.782,05 points (- 0,30 %). En fin de matinée, l’indice accrochait un plus bas de 3.743,89 points (- 1,30 %) à 12 heures 26. A part quelques velléités de hausse dans l’après-midi, l’indice achevait la journée sur une baisse de 1,11 % à 3.751,23 points.
Par compartiments de la Cote, les valeurs de l’Eurolist C (capitalisation boursière inférieure à 150 millions d’euros) sont repassées en tête avec 73 titres en hausse, 97 en baisse et 256 stables. Suivent l’Eurolist B (capitalisation boursière comprise entre 150 millions et 1 milliard d’euros) (38+, 69-, 87=), le SRD (94+, 426-, 51=), l’Eurolist A (capitalisation boursière au-dessus de 1 milliard d’euros) (15+, 110-, 45=) et, enfin, le CAC 40 (2+, 38 -).
Depuis le début de l’année, l’indice CAC 40 accuse un repli de 1,41 % avec des cours extrêmes enregistrés le 16 février 2011 (plus haut à 4.169,87 points) et le 16 mars 2011 (plus bas à 3.693,94 points).
Sur un an glissant, la hausse est de 3,25 % avec des cours extrêmes touchés le 16 février 2011 (plus haut à 4.169,87 points) et le 25 août 2010 (plus bas à 3.414,84 points).
Analyse graphique
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Si le marché a baissé aujourd’hui, il est néanmoins resté dans la frange de cotation observée depuis mardi 12 juillet, entre 3.717,58 et 3.800,87 points. Le gap de 22,07 points, ouvert le 11 juillet à 3.912,77 points, n’est toujours pas recouvert et l’indice continue de s’inscrire à l’intérieur du canal baissier, tracé en traits pointillés sur notre graphique, et situé actuellement entre 3.877,48 et 3.549,43 points.
Toutes les moyennes mobiles (20, 50 et 100 jours) sont au-dessus du cours et sont orientées à la baisse.
Jour férié oblige, les volumes du jour (2.784 millions d’euros – chiffre provisoire) ont été inférieurs à ceux de la veille (3.828 millions d’euros). Ils ont été au-dessous de la moyenne quotidienne des échanges (3.410 millions d’euros - Trait vert sur notre graphique des échanges).
La ligne d’OBV (On Balance Volume – Trait rouge sur notre graphique des volumes) suit parfaitement l’évolution de l’indice.
Selon la théorie des chandeliers japonais, la séance du jour a été graphiquement symbolisée par une bougie en « doji ». Cette bougie pourrait être à l’origine d’un retournement temporaire du marché demain.
Sur un graphique en chandeliers hebdomadaires, la semaine en cours est représentée par un chandelier noir placé au-dessous de la bougie noire précédente. La configuration baissière en « Sommet en pince » est, pour l’instant, validée.
Sur un graphique en chandeliers mensuels, on trouve une bougie noire non significative. Si le mois devait s’achever sur cette configuration, la poursuite de la baisse du marché serait vraisemblable en raison de la présence de la configuration en « Pendu » (bougie du mois de mai) et de l’absence de bougie significative.
Sur le plan des indicateurs techniques, la tendance est difficile :
- Le RSI à 14 jours est positionné à 37 %. A court terme, l’indicateur est orienté à la baisse. La tendance est neutre à moyen terme ;
- Le momentum à 14 jours vient de passer dans le rouge, sur une tendance baissière à court terme et haussière à moyen terme ;
- L’indicateur stochastique, situé à 44 %, oscille en zone de survente. L’indicateur évolue sur une tendance baissière à court terme et à moyen terme. L’indicateur est au-dessous de sa moyenne mobile exponentielle.
Faut-il croire le chandelier en « doji » qui annonce un retournement du marché ? Graphiquement (et théoriquement), la réponse est positive. Mais le jour férié du 14 juillet, qui entraîne mécaniquement une baisse des volumes, rend cette anticipation périlleuse. Prudence donc.
L’examen du marché n’a pas permis de mettre en évidence une nouvelle valeur qui irait rejoindre notre portefeuille BourseWinner. Nous restons à l’affût de nouvelles opportunités.
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