Cet indicateur technique, très simple, renseigne sur la force d’un marché. Il est calculé est additionnant, à partie d’un chiffre arbitraire, le nombre de titres en hausse et en soustrayant le nombre de titres en baisse. L’AD Line (ou Ligne des Avancées-Déclins) est un indicateur avancé, c’est-à-dire qu’il annonce souvent, bien avant l’indice lui-même, un retournement du marché à la hausse ou à la baisse.
Dans le cas du CAC 40, l’AD Line a commencé à se retourner dès le 14 février (le CAC 40 cotait alors 4.057,70 points en clôture). L’indicateur valait alors 10.525 points. Le 7 mai, nous retrouvons l’indice CAC 40 à 3.392,59 points (- 16,4 % par rapport au 14 février) et l’AD Line à 10.333 points (- 1,8 %).
Le graphique de l’AD Line du CAC 40 que nous vous proposons montre que l’indicateur évolue depuis novembre 2009 à l’intérieur d’un couloir ascendant R1-S1, avec des moyennes mobiles orientées à la hausse (sauf celle à 20 jours) et toutes au-dessus du cours. Les moyennes mobiles longues à 50 et à 100 jours ne se sont pas encore retournées à la baisse.
Plus important, nous retiendrons que l’indicateur s’approche de la droite de support ascendante de court terme S1, sise actuellement à 10.315 points.
Le comportement de l’indicateur au voisinage de cette droite est important : un rebond est-il envisageable ? En cas d’enfoncement de ce support, quels sont les autres garde-fous possibles ? Quelles sont les différentes implications pour le CAC 40 ?
Graphiquement, aucun rebond de l’indicateur n’est visible (ni d’ailleurs sur le CAC 40) à moyen terme. À court terme, on peut anticiper des frémissements à la hausse mais il est encore un peu trop tôt pour se faire une opinion précise sur un niveau et une date de reprise.
Le graphique de l’AD Line montre l’existence de deux autres supports (notés S2, à 10.237 points, et S3, à 10.210 points). La cassure de S1 ouvrirait la porte à un repli S2, puis en cas de nouvelle faiblesse du marché, sur S3.
Ces niveaux correspondent, sur l’indice, à 3.254 points, puis à 3.105 points, soit un repli supplémentaire compris entre 4,1 % et 8,5 %.
Soulignons que ces niveaux ne sont que théoriques et ne préjugent pas d’événements économiques et financiers susceptibles d’inverser le cours des choses.